Comme
les volontaires ne se bousculent pas pour faire le compte rendu de ce week end
c’est donc encore moi qui le fait.
Tout le monde nous promet un temps pourri pour cette sortie et nous le croyons volontiers quand nous levons les yeux au ciel. Mais qu’importe, l’envie de partir entre copains est la plus forte, le gîte est réservé, et nous avons pris nos équipements pluie.
Les premières gouttes font leur apparition un peu avant Brignoles, rien de sérieux en définitive, juste une pluie fine qui ne durera pas plus une demi heure. Ensuite le ciel se dégage a l’horizon, ce qui nous permettra de pique-niquer un peu avant Sisteron à l’ombre des pins dans un village qui s’appelle St auban. Nous prenons ensuite la N 75 en direction de Serres, et enfin la D 994 qui mène à Nyons. Cette route est tout simplement parfaite, deux petits cols (celui de la saulce et celui de palluel) avant d’entamer les gorges de l’Eygues, le tout agrémenté de virages bien larges au revêtement de qualité. Nous trouverons des flaques d’eau tout le long du parcours nous indiquant qu’un orage à eu lieu récemment, mais par chance nous resterons bien sec (on ne peut quand même pas se tremper à chaque fois).
Il est 16h48 quand nous garons les motos devant la ferme aux crocodiles, le but de cette journée de samedi. Gribouille ne manque pas de me faire remarquer que j’avais prévu l’arrivée pour 17h, deux minute d’avance c’est pas très sérieux !!!
En guise de ferme c’est une serre géante de 7000 m2 qui héberge un peu plus de 350 pensionnaires à la gueule pleine de dents qui se renouvellent tout au long de leur vie. Le chauffage est fourni par la centrale atomique de Tricastin, le bâtiment est en bout de ligne et pourtant l’eau arrive encore à 80°c. La température dans les bassins tourne elle autour des 28°c ce qui provoque un développement d’algues donnant une couleur verdâtre à l’eau. Les animaux se prélassent souvent serrés les uns contre les autres la gueule entrebâillée, le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne sont pas très dynamiques. La grande majorité sont des crocodiles du Nil âgés d’une dizaine d’années, les plus grands mesurant 3m50. Le décors est joliment réalisé et l’ambiance est assurée par quelques oiseaux exotiques qui poussent des cris perçants en volants d’arbre en arbre. Dans le fond de la serre on découvre la nurserie ou les bébés s’entassent déjà les uns sur les autres (à mon avis c’est héréditaire). Seulement une faible partie des œufs arrive à terme, les bébés sont ensuite expédiés un peu partout en Europe. Les autres sont autopsiés par les scientifiques afin d’améliorer leur connaissances de l’espèce.
Nous regagnons le gîte «le mas du sillot» sous la pluie, fort heureusement il n’y a que 40 km à faire. Le bâtiment est une bastide provençale d’un bon confort qui peut recevoir 50 personnes. Ce week end un groupe de médecin c’est installé pour se détendre et s’amuser, ils nous ferons profiter d’une soirée dansante accompagnée d’une musique sonore et hétéroclite. A mon avis le gîte est une excellente formule pour les motards, l’accueil est souvent chaleureux la nourriture simple mais copieuse et l’ambiance toujours au rendez-vous.
Après une nuit particulièrement calme nous repartons pour faire le Ventoux. Le vent a fait sont apparition aujourd’hui et j’espère que la D 974 sera dégagée jusqu’au sommet. En arrivant un peu avant Malaucène mais espoirs s’envolent en fumée, le Ventoux a disparu sous d’épais nuages noirs il doit tomber des cordes là haut. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois. La pause suivante se fait à L’Isle/sorgue, elle doit nous permettre de nous approvisionner pour le casse croûte de midi, mais aussi de retrouver nos amis bikers Liliane et René qui viennent d’Alès. Le pique-nique a lieu à Fontaine de Vaucluse à 10 minutes d’ici.
Nous on rejoint sur place Jean Michel notre photographe blagueur, Daniel notre président tout puissant et Patrick qui n’en finit plus de tuner sa big one.
Nous entamerons la digestion par la promenade qui mène à la fameuse fontaine, qui se révéler être une source ou plutôt plusieurs sources permanentes qui jaillissent pour former une rivière. Le sentier piétonnier se termine par un petit lac dominé par une falaise de 230m en à-pic. Ce petit lac est en réalité un gouffre d’une profondeur de –308m, exploré en 1985 par la COMEX. En période de hautes eaux le lac déborde en une superbe cascade, ce qui n’est pas le cas en ce moment.
Bon ben c’est qui se fait tard, faut penser à rentrer à la maison maintenant. Le retour se fera par la N 100 qui relie Manosque en passant par Apt. Nous abandonnerons lâchement Liliane et René à un carrefour (leur maison à eux n’est pas dans la même direction que la notre). Il est 21h quand nous arrêtons les motos devant le wafou, après un peu moins de 700 km parcourus et encore de bon souvenirs pour plus tard.
A dimanche prochain pour de nouvelles aventures.