Moto Club Maximois
Sortie en Corse


08/05/02 : départ de Toulon

  Les différents points de rencontre ont permis de rassembler 26 personnes réparties sur 15 motos pour le périple vers la Corse.

Les motos étaient : XR, 3 TDM, 2 Dominator, Voxan, Varadero, CBR, Bandit, VFR, Fazer, Transalp, KLX …et même une 125 cm3 TDR.

  Malheureusement la pluie était au rendez-vous et ce jusqu’en Corse.

En plus des 6 heures de trajet sur la compagnie CORSICA FERRIES, nous sommes arrivés avec 2 heures pour cause d’intempéries : mer houleuse, vent violent et pluie battante.

  L’aventure commence sur la N 193 direction Vivario (1er regroupement), intérieur du pays, pour rejoindre le gîte de Mme PAOLI situé à quelques kilomètres de Ghisonaccia.

Dur, dur pour y accéder, la visibilité était nulle, comme nous montions en altitude, nous avions l’impression d’avoir le casque dans les nuages tellement le brouillard était intense. Nous avons pu rencontrer au beau milieu des étroites routes d’une forêt décimée par un incendie, des cochons, des vaches….

C’était très pittoresque.

Chacun allait à son rythme bon gré mal gré sous une pluie qui ne s’arrêtait pas….

  Arrivés à Ghisonaccia, nous attendions que le groupe se forme de nouveau pour aller au gîte qui apparemment n’était pas facile à trouver.

Il nous manquait 2 motos.

Comme nous avions le précieux road book rédigé par Chacha, Gisèle, Marco et Murielle (une mine de renseignements sur nos itinéraires pour ces 5 jours), les retardataires pouvaient nous rejoindre sans problème.

  Après bien des demi-tours, nous arrivâmes enfin chez Mme PAOLI à San Gavino Di Fiumorbo au GITE DE CATASTAGHUJU. Un coin perdu dans la forêt près d’une rivière.

Nous avons été surpris par les panneaux directionnels criblés de balles de chevrotine. Les noms français des villes ou villages étaient généralement barrés au profit de leurs traductions en corse.

Je pense que le gîte était une ancienne centrale électrique. Sa façade austère allait nous faire passer 2 nuits inoubliables. Tout d’abord, Mme PAOLI nous annonçait que les pluies torrentielles avaient bouchées le générateur distributeur d’eau : donc pas de douche en arrivant ! ! ! !

  Par contre, nous étions divisés en deux dortoirs. Cela promettait de belles rigolades…. Flatulences et ronflements s’abstenir !….

Le repas du soir fut très convivial (une bonne tablée de 26 personnes)

 – au fait, les retardataires sont arrivés ! ! ! -

Gastronomie de la région : tarte aux herbes (lesquelles ?) pommes-frites à l’ail, tranches de porc et d’agneau aux châtaignes, pudding corse…

Sans oublier la fameuse bière Corse « Pietra », le digestif à 90° « alcool maison » et l’alcool de myrte. « Ca nous a bien rendu joyeux l’histoire… »

Franche rigolade avec nos amis les « Cavalériens » !  

09/05/02 – BONIFACIO via Zonza, Sartène, Roccapina et retour au gîte par le Sud-Est : baie de la Rondinara, Porto-Vecchio, Solenzara.

  Nous étions sans nos bagages pour cette journée et les pilotes se sont régalés à s’arsouiller dans les virolos, par ce temps ensoleillé.

Notre premier regroupement se situa au col des Aiguilles de Bavella. La route pour y accéder quoi que cahoteuse se situait dans une forêt luxuriante où ça sentait bon la Corse.

Les petites montagnes pointaient fièrement leur col par-dessus les nuages.

Notre trajet se continua à SARTENE (maisons où en façade, les briques étaient enlevées pour faire dépasser les canons des fusils en cas d’attaque !) où nous avons fait quelques courses pour le pique-nique du midi sur….. la plage et avons bu un petit coup !

Direction ROCCAPINA : le rocher à la tête de lion ! C’est magnifique, très belle route, roche sculptée par le temps.

Nous avons déjeuné sur les rochers à côté de la plage.

  Direction BONIFACIO pour le café : très jolie ville où nous pouvions apercevoir la Sardaigne. La roche (craie) est dessinée par couches sédimentaires.

La mer pétillait d’un bleu et d’un vert éclatant.

La ville est très touristique (petits magasins d’artisanat et de produits locaux).

Direction BAIE DE LA RONDINARA : où nous avons rencontré sur la plage : des vaches ! ! ! !

La plage n’était pas nettoyée de ses algues et en fait c’étaient les vaches qui faisaient l’attraction du coin. A voir ! ! !

  Retour au gîte par Porto Vecchio, Lecci, Solenzara par la N 198. Les routes étaient belles et droites, par contre bonjour les passages pour piétons en dos d’âne ! ! ! !  Les pauvres passagères ! ! ! Je regrettais de ne pas avoir pris ma moto, tiens !

  Retour au gîte, pour un nouveau souper « à la Corse » (soupe, charcuterie, tarte au bruccio) avec en prime des petits cadeaux pour mon anniversaire ! Arrosé de champagne corse (méthode champenoise appelée LIPS) !

Par contre la cuvée spéciale de Mme PAOLI : l’alcool de myrte y’en avait plus ! ! !

BEN ALORS MME PAOLI, FAUT ETRE RAISONNABLE  ! ! ! ! !

10/05/02 – CORTE – ST FLORENT – BASTIA

  La nouvelle du petit matin, nous a tous abasourdi : 2 motos avaient été volées durant la nuit ou le matin de bonne heure.

Nous avions les nerfs et ça nous avait franchement dégoûté.

  Une partie du groupe faisait les démarches auprès de la gendarmerie tandis que l’autre prenait un peu d’avance sur l’itinéraire, direction CORTE.

  Rendez-vous dans le centre ville où nous étions éclatés en 3 groupes. Nous avions donné comme point de rencontre la statue du Général Pascal PAOLI (décidément ça nous poursuit ! ! ! !) et avons profité de cet arrêt pour acheter notre pique-nique.

   Nous sommes donc partis (une dizaine de bécanes) direction Barchetta, vers une petite route de campagne pour déjeuner dans l’herbe après quelques demi-tours !

Le seul endroit où nous n’avions pas de vues exceptionnelles sur le paysage (vue cachée par les arbres ! ! !).

  Les retardataires nous ont rejoint et nous avons été contraints de finir le déjeuner sur le pouce, car la pluie tombait, nous avons pris alors la route direction ST FLORENT, pour la pause pipi et le café ! ! !

A ST FLORENT, sous la pluie, plus communément appelé LE PETIT ST TROPEZ !

Très joli port touristique avec d’innombrables citronniers, mandariniers… Hummmm ça sent bon la Corse !

En plus, nous étions Vendredi et le Vendredi c’est sodom…(n’est-ce pas Stéphane ?)

  Une de nos passagères avait une rage de dents terrible, à tel point qu’avec son mari, ils ont du faire le tour des dentistes du coin ( tous en grève !) pour finalement partir à l’hôpital de Bastia…

  Après la visite de ST FLORENT pendant une accalmie de pluie, nous sommes partis vers BASTIA (nouveau point de rencontre) pour prendre la direction du nouveau gîte. C’était la fête là-bas, en préparation de la finale de football LORIENT/BASTIA (la dernière remonte à 30 ans).

Au port, à l’embarquement des FERRIES pour la France (direction Stade de France) les supporters jouaient la sérénade sur le quai.

  Nous trouvions des ballons blancs et bleus à toutes les fenêtres et balcons des maisons…. Un écran géant arborait avec fierté sur une des places de Bastia (face à la mer) et la fanfare de klaxons nous rappelait que si BASTIA gagnait cela nous promettait une sacrée fête avec les autochtones.

  La fatigue se faisait de plus en plus ressentir et nous étions tous ravis de retrouver notre prochaine couche.

  Point de rencontre à l’auberge U SAN MARTINU à San Martino Di Lota (à environ 12 km de BASTIA). Là, notre équipée devait se diviser en 3 groupes pour dormir. Un à l’auberge, et les deux autres chez l’habitant

Nous avions rendez-vous à l’auberge pour manger à 9 H 30. Une bonne douche était la bienvenue.

  Chez l’habitant, nous avons été accueillis par des gens extraordinairement gentils, anciens professeurs (tout comme Mme PAOLI d’ailleurs).

Ils nous ont même proposé de nous emmener en voiture à l’auberge (env 4 km ½ ), pour ne pas prendre la moto, si nous avions un peu trop arrosé la soirée.

  Le repas du soir était à la carte et succulent. A base de bruccio même les lasagnes ! Par contre, le délai pour être servi était infernal : près de 2 heures d’attente….

Nous avons testé pour vous le mythe du Corse : TRANQUILLE ! 

L’aubergiste nous a même poussé la chansonnette à la guitare et nous sommes rentrés le soir à pied à la lampe torche…. Au milieu des bois : … ambiance, ambiance.

Ayant pris de l’avance pour aller me coucher, je suis partie seule et j’ai eu la chance de rencontrer sur mon chemin Stéphane (Le pdt du moto club de Trans en Provence) et nous avons fini le dernier kilomètre ½ à 3 sur sa VFR….

  Nous nous posions la question de savoir qui faisait le CAP CORSE demain, car nous nous demandions s’il allait pleuvoir ?

11/05/02 : CAP CORSE – ST FLORENT – ILE ROUSSE – LUMIO (Village de Laëtitia CASTA) – CALVI – GALERIA et PIANA. (Nord et Nord Est)

  Un soleil radieux nous éblouissait dès le matin et notre petit groupe de 5 motos (10 personnes) se rassembla pour un déjeuner succulent (confitures maison) sur un balcon qui dominait la colline et où nous apercevions un bout de mer.

Hummmmm, ça sent bon la CORSE ! ! !  Les orangers, les mandariniers, le houx …

  Le groupe s’étant divisé en 3, le nôtre avait donc prévu le CAP CORSE ! ! !

Nous faisions le plein d’essence et, en avant pour de nouvelles aventures.

  La route quoi que cahoteuse nous dévoilait un paysage magnifique de falaises au pied d’une mer verte et bleue. Très peu touristique à certains endroits, encore très sauvage, le paysage brut d’une végétation pas encore brûlée par le soleil.

A la pointe du Cap, arrêt obligatoire pour la photographie du sémaphore (centre météorologique).

Nous avons été choqués par un grand nombre de falaises rencontrées jusqu’à maintenant qui servaient de casses voitures, autocars, machine à laver, etc…  

  Sur la D81, nous avons retrouvé ST FLORENT, pour la pause déjeuner.

De cette départementale, nous déboucherons plus tard sur la N 197 direction
ILE ROUSSE, CALVI.

  Nous sommes passés (assez rapidement d’ailleurs) par le désert des AGRIATES, en fait désert qui n’en porte que le nom… pas de fennecs, de scorpions ni de serpents (au grand dam de Fanny !). Juste des pierres et un peu de végétations ici et là.

  Arrivés à CALVI directement par la forteresse (et en motos en plus), nous avons appris (grâce à nos portables) que nous avions raté l’autre groupe, d’une dizaine de minutes….
     

Dommage, mais finalement nous étions en compagnie d’une super bande de joyeux lurons et la journée n’était pas encore terminée ! ! !

  Toujours aussi chargés, Gigi nous prévenait que la route que nous allions prendre en direction de PORTO allait nous laisser, nous passagères, un sacré souvenir au niveau du popotin !

Et vive les Calanches de Piana, roches rouges, cette roche taillée… même la route est en(taillée) ! ! !

  Sur la D81 avant de commencer cette fameuse route, nous nous sommes arrêtés à GALERIA (Va, va, va à Galéria et après, la route arrivera ! ! ! – merci Chico !).

  Là-bas, un joli petit port nous attendait où quelques clubs de plongée étaient en train de s’exécuter…Homards, poisson, poulpe, hummmmm ça sent bon la Corse !

Nous nous désaltérons au breuvage local : PIETRA ! et à nous l’aventure ! ! !

  Alors là, ça valait le détour et tant pis pour nos fesses !

Magnifiques Calanches de Piana….

En fin d’après-midi, la lumière du soleil donnait un éclat particulier aux roches rouges ainsi qu’à la mer.

QUE C’ETAIT BEAU ! ! ! !

Les voilà mes photographies comme des cartes postales !

  Après plusieurs pauses obligatoires pour les photos, nous sommes arrivés en fin de route et de là nous dominions la ville de PORTO (prochain point de rencontre) dont une jolie Tour domine une falaise au bord de l’eau.

  Les autres groupes étaient au rendez-vous et nous avons donc poursuivi notre périple, direction le dernier gîte (SNIF) à PIANA.

  Nous avions rendez-vous avec une grande maison, plusieurs chambres avec des lits superposés, chouette, le groupe était enfin reconstitué.

  Nous avions convenu le dernier soir de faire la fête, en plus avec le match de football, c’était l’idéal.

Par contre, nous n’avions pas prévu que ce soit LORIENT qui l’emporte : « ils ont des chapeaux ronds, vive la Bretagne, ils ont des chapeaux ronds, vive les bretons…. »

Le restaurateur nous renchérit de suite : Nous, on n’a le plastic.

Les copains, très solidaires : leur moto est rouge, ne l’oubliez pas ! 

Non, finalement la dernière soirée s’est passée sans excès car je pense que tout le monde accusait la fatigue du voyage.

  Nous étions toujours notre bonne tablée et nous avions la particularité de goûter un menu corse préparé par un asiatique !

Donc : soupe à la crème, poulet à la coriandre et dessert avec une boule de glace au chocolat. Exquis ! ! !

Le digestif était, bien sur, offert par la maison.

Le restaurateur faisait un pain délicieux et une bonne partie du groupe en a pris pour le déguster sur le bateau.

12/05/02 – Retour vers AJACCIO via CARGESE.

  Le dernier matin se déroula sous une pluie battante. Cette dernière avait rendu le sol boueux et 2 ou 3 motos s’étaient affaissées.

Plus de peur que de mal.

  Nous avons donc quittés les lieux précipitamment après un excellent petit déjeuner dans le restaurant d’hier soir.

  Au détour des virolos qui nous conduisaient vers AJACCIO, par la D81, j’avais un petit pincement au cœur en me disant que c’était déjà terminé !

  Arrivés à AJACCIO, nous avons profité du marché dominical pour faire nos emplettes en produits corse, par contre, chez un traiteur nous avons été témoins d’une altercation un peu musclée entre deux corse.

Ambiance, ambiance….

  Nous avions hâte d’embarquer sur le CORSICA FERRIES afin de profiter des
6 heures de trajet pour piquer un petit roupillon.

Sans oublier la pause casse croute au bon goût de Corse.

Hummmm, ça sent bon la Corse ! ! ! !

  Finalement, nous avons eu la chance de rencontrer un formidable groupe, entre autre, nos amis les CAVALARIENS ! ! ! !

Nous tenions encore à remercier chaleureusement CHACHA et GIGI, sans qui ce projet n’aurait jamais vu le jour.

C’était super de passer une tranche de vie avec cette équipée-là.

Merci à mon pilote et à sa lame de feux de CBR qui m’ont supportés pendant tout le voyage – heureusement que j’avais pris mes sacoches cavalières !….

gribouille.