Moto Club Maximois
Un après midi d'enduro


Lors de la derniére réunion du club, les copains de la section enduro nous ont proposé de nous faire découvrir les joies de leur sport préféré. Le rendez-vous est pris ce dimanche aprés midi dans les bois prés du Revest, un hameau situé dans la périphérie de Ste Maxime. Les deux derniers jours ont été pluvieux, l'enduro étant un sport par nature salissant Daniel nous conseille donc de nous vêtir de vieux vêtements. Finalement le terrain est sec et nous profiterons d'avantage de la poussiére que de la boue.

     Nous ne sommes pas trés nombreux à avoir relevé l'invitation, et c'est bien dommage car les copains ont vraiment fait tout leur possible pour faciliter nos premiers pas dans cet univers champêtre. Cela dit, malgré toute l'attention dont ils font preuve à notre égard, piloter ce type de machine n'est pas chose aisée. Ces motos sont bien loin de nos routiéres et le terrain est lui, bien loin de nos routes habituelles. On se fait souvent une idée fausse de se que l'on ne connait pas. Tiens par exemple, moi je croyais que ces motos étaient faciles à manier, 120kg c'est forcément de la rigolade que je me disais, oui, sur route c'est surement vrai mais dans les champs c'est une toute autre affaire, et 120 kg je vous garantie que ça paraît lourd, mais lourd. La premiére difficulté c'est la hauteur de selle, vu le débattement des suspensions faut pas hésiter à lever la patte pour enfourcher la bête, je fais 1m80 et j'ai du mal à toucher les pieds par terre. La deuxiéme difficulté c'est la nervosité de l'engin, à la moindre sollicitation de la poignée soit on bondit en avant tel un obus, soit ça patine un max à l'arriére, pas vraiment facile à doser. La troisiéme difficulté c'est le terrain, une succession de trous de bosses d'orniéres et de cailloux, et dire qu'on se plaint de l'état des routes dans l'arriére pays. La derniére difficulté c'est le pilote lui même, entre l'appréhension du débutant, les réflexes de la conduite sur route qui n'ont rien à voir avec ceux développés par les enduristes et le manque total de connaissance du terrain et ben c'est pas vraiment la joie. " Mets toi sur l'avant, couche la moto et remets les gazes ", oui Daniel j'ai compris, mais j'y arrive pas. Moi sur l'avant je m'écrase les noisettes, j'ose pas coucher la moto parceque ça m'angoisse et quand je remets les gazes le guidon devient fou et la moto par dans tous les sens (sauf dans le sens ou je veux).

     Bon, la morale de l'histoire c'est qu'il faut pas mal de temps avant de maitriser cette discipline, il faut aussi pas mal de qualités physiques et mentales, c'est vraiment un sport complet.
Un grand merci à tous les enduristes du club qui nous ont permis de faire cette expérience, il n'ont pas hésité un seul instant à nous confier leur machines, à nous prodiguer aide et conseils, et en plus ils ne ce sont même pas moqués de nous, pourtant ça devait pas être triste à voir.

antoine.