Ce dimanche
nous avons une invitée de marque, multistrada qu'elle s'appelle, pour
ceux qui ne parlent pas l'Italien ça signifie " toutes les routes
". L'heureux propriétaire de la belle se nomme Serge. "Mais
qui c'est ça Serge", que vous vous dites fidéles lecteurs
de cette rubrique ? Serge n'est autre que le directeur général
de "Power Bike" le sympathique et compétent garagiste spécialisé
dans les Italiennes et les bécanes d'enduro, et quand je dis sympathique
et compétent je sais de quoi je parle puisque c'est lui et Seb son mécano
qui prennent grand soin de ma Pan; à oui, j'ai oublié de vous
dire en plus y savent même entretenir les Japonaises. Mais revenons en
à la bécane du jour, elle en jette un max cette Ducati, c'est
pas un trail, c'est pas un roadster, c'est pas une sportive et c'est pas non
plus une routiére, "mais qu'est donc" me direz vous ? Ben c'est
un peu tout ça à la fois, un nouveau concept en somme, et j'ai
comme l'impression qu'ils ont réussi leur coup nos voisins transalpins.
Un petit bémol tout de même, le bruit, mais où c'est qu'elle
est passée la mélodie Ducati ? C'est aussi pour son bruit inimitable
qu'on achéte une Ducat, bon rien de rédhibitoire ça devrait
s'arranger bientôt avec l'option Termignoni.
Et nous voila tous partis en compagnie de MarieDo toujours sur ER5 avec top caisse couinant et rétroviseurs taille XXL. En la suivant on remarque deux choses, la premiére c'est qu'elle se débrouille vraiment bien pour une débutante, la deuxiéme c'est qu'elle est tordue. C'est bizarre je l'avais pas remarqué auparavant, mais sur sa moto c'est flagrant, elle est tordue sur la gauche, est ce Alex qui l'a retourné trop fort lors d'une soirée hard ? Faudra que je lui en cause. Quand à moi aujourd'hui je suis seul ma moitié m'ayant lâchement abandonné. Du coup, si je ne me réjouis pas de la chose j'y vois quand même un avantage, ah scrongneugneu je vais pouvoir user du cale-pied sans retenue. A la pause du Muy pour récupérer Denise et Francis, René décide de me confier sa passagére Valérie, patatra, s'en est fini de mes futurs exploits sur l'angle. Bon, voyons les choses du bon côté, Valérie est sympa et en évitant de ma prendre pour Rossi j'éviterai aussi le plâtre et les séances de rééducation.
Nous stoppons les bécanes au Caribou, un resto en pleine forêt juste à la sortie des Lattes. L'endroit est accueillant le patron aussi mais la lenteur du service est désespérante, il ne nous faudra pas moins de 2h pour consommer un seul et unique plat. Nous ne sommes pas fachés de remonter sur les motos pour repartir vers Thorenc par la D2 , Gréoliéres, Coursegoules et le col de Vence. Mais pas de chance, en entamant la descente du col nous nous heurtons à un barrage, il y a une course de côte et la route est fermée, qu'à cela ne tienne, demi-tour et retour par la D3 et les gorges du loup. La suite nous la connaissons par coeur la D562, Bagnols par la D4, la Bouverie, une montées et une descente du col du Bougnon menée tambours battants pour finir chez Daniel aux Issambres qui nous offre le pot de l'amitié dès fois qu'on ne serait par encore amis.
L'ordonnance est à renouveler le dimanche à raison de deux prises mensuelles, qu'on se le dise.
antoine.