Nous accueillons
encore de nouveaux membres, aujourd'hui ce sont Denise et Francis qui nous font
le plaisir de se joindre à nous pour cette balade vers Cassis. Francis
roule en Honda SP2 et pour lui en effet ça roule, pour Denise c'est un
peu plus inconfortable en raison de la place réservée au passager
que je qualifierais volontiers de symbolique, mais ça ne l'arrête
pas, Denise, l'amour fait vraiment des miracles. J'ai moi même pensé
à tester l'amour de ma passagére en changeant ma PAN contre une
VFR mais elle m'a gentiment fait comprendre que ce serait une grossiére
erreur. Pour revenir à la SP2 de Francis je dois, pour être complet
vous signaler la peinture perso de toute beauté dont je n'ose pas vous
dire le prix.
Un soleil radieux éclaire notre belle région, pas un nuage à l'horizon la visibilité parait sans fin en direction de la mer, et malgré la fraicheur du matin la journée s'annonce superbe. Nous empruntons comme à l'accoutumé la route du bord de mer la D 559 dont on ne se lasse jamais. Au fil des kilométres nous croisons pléthore de bécanes en sens inverse, si bien que faire signe devient vite pénible surtout que les lignes droites ne sont pas légion ici. Les temps changent, il y a 28 ans de ça quand on croisait une moto on ressentait comme un pincement au coeur et il arrivait même de ne pas en croiser une seule de la journée. Aujourd'hui on finirait presque par ce mettre au tas à force de lacher le guidon pour dire bonjour.
A l'occasion d'une pause à la station d'essence d'Hyéres nous faisons la connaissance de Fred un jeune motard sympa et solitaire, c'est Claude qui l'invite à se joindre à notre groupe, maintenant nous sommes onze bécanes. Et c'est reparti pour Toulon, Sanary, Bandol et La Ciotat ou après quelques tâtonnements nous finissons par trouver le départ de la route des crêtes qui mène à Cassis. C'est l'heure du pique-nique et si on ne veut pas se fâcher avec Jean Marc qui semble t'il est à cheval sur les horaires des repas il est temps de s'arrêter. Un des parkings aménagé sur le bord de la route fait l'affaire, nous grimpons sur le talus les bras chargés de victuailles et nous nous installons face au panorama sur la mer et les calanques. Dans ce décor grandiose chacun apprécie le moment présent et les discutions et plaisanteries en tout genre vont bon train.
A Cassis il y a toujours la foule le week end, c'est la promenade privilégiée des Marseillais et des habitants des alentours, aussi même en moto ce n'est pas évident de trouver une place pour se garer surtout quand on est en groupe. Aprés le café nous flanons un peu sur le port observant les gens entassés aux terrasses des restos dont le rapport qualité prix semble pour le moins discutable. En levant les yeux on peut admirer le rocher du château, il s'agit des restes du chateau d'Hugues des Baux construit en 1225 devenu maintenant une propriété privée, ce qu'on peut dire c'est que le proprio ne doit pas être fauché.
Aprés ça, retour à La Ciotat par la route des crêtes en sens inverse, et oui c'est tellement bien qu'on en redemande. Puis direction Ceyreste par la D3, la D2 et retour sur Toulon par la N8 et le Beausset. A Hyéres nous abandonnons Fred à son triste sort de " poor lonesome motard " il semble cependant avoir passé une bonne journée en notre compagnie. En sens inverse la voix rapide qui méne au Lavandou ressemble au périph aux heures de pointes, que ce passe t'il donc ? Un panneau tendu au sommet d'un pont éclaire notre lanterne : le corso fleuri du Lavandou. Et bien j'espére que le spectacle en valait la peine parceque le retour promet d'être long pour tous ces " caisseux ". La suite c'est quelques virages bien sentis, quelques ruades de mécontentement de mon rupteur ( Alice ) et le retour à l'écurie à 19h.
antoine.