Moto Club Maximois
Sortie à Rougon


Le passage à l'horaire d'hiver nous a permis de dormir une heure de plus, ça c'est la bonne nouvelle, la mauvaise c'est que le froid c'est abattu sur la région, le temps est venu de sortir les équipements d'hiver. Lors de la dernière réunion nous avons choisi la destination de ce dimanche et à l'unanimité c'est Rougon qui a remporté les suffrages. Alors nous prenons notre courage à deux mains et nous enfourchons nos motos pour partir en direction des gorges du Verdon. En général il fait dix degré de moins que chez nous là haut, alors forcément on s'attend au pire. Et le pire arrive quand nous atteignons les hauteurs de canjuers, les doigts commencent à être douloureux et l'air froid qui s'infiltre dans les casques nous donne la goutte au nez. Avec une température pareille les esprits ( et le reste ) ne s'échauffent pas vraiment et l'allure est relaxe, c'est pas tous les jours qu'on prend la montée sur Comps à ce train de sénateur, aujourd'hui une chose est sûre on ne craint pas les radars.

     Il est midi quand nous entrons au "mur d'abeilles" chez nos amis Michelle et Roland. Un mois s'estpassé depuis les virades de l'espoir et nous sommes contents de retrouver ce petit village et tous ses habitants au grand coeur. Nous apprenons avec plaisir que le bilan de la dernière virade est bon : plus de 12000 €, c'est plus que l'année dernière et pourtant la météo pourrie ne nous a pas facilité les choses. Le froid ça creuse et nous nous empressons de commander les crêpes maison arrosées au choix de cidre ou de rosé. Une heure s'est passée quand Annick et Serge nous rejoingnent, ils arrivent d'Avignon, et par ce froid c'est drôlement courageux puisque ça ne leur fait pas moins de deux heures et demi de route. C'est ça les vrai amis, ça n'hésitent pas à faire cinq heures de moto par un froid de canard, juste pour passer un moment avec vous.

     A 15h30 l'horizon c'est bouché et quelques gouttes de pluie font leur apparition, il est temps de rentrer. Heureusement la température s'est un peu radoucie et avec les calories emmagasinées nous avons retrouvé le sourire, Alice encore plus que les autres, mais elle c'est plutôt grace au rosé. Chemin faisant les gouttes se multiplient et bientôt il pleut vraiment nous obligeant à redoubler de prudence. Depuis quelques années et la multiplication des véhicules diesel les routes de France sont devenues de vraies patinoires par temps de pluie et on a vite fait de se retrouver par terre sans avoir rien vu venir. Après une pause chocolat à Aups c'est Chico qui passe en tête pour nous guider dans le noir, le plus dur à gérer étant les arabesques déssinées sur les visières par les phares des voitures. C'est avec soulagement que nous passons le panneau "Ste Maxime", rouler dans ces conditions n'apporte pas vraiment du plaisir, mais que voulez vous, quand on aime la moto.

antoine.