Moto Club Maximois
Sortie Moustiers


Je me demande si je ne devrais pas prévoir d'avantage de sorties au pied levé ? Nous sommes six au départ et nous devons en récupérer deux autres à Trans-en-provence, 8 motos pour un dimanche de février c'est plutôt bien ça ! Quoi qu'il en soit nous voilà partis en direction de Moustiers sur les bords du lac de Ste Croix. Le trajet s'effectue à une allure disons pèpère, allure qui s'explique par le fait qu'il y a parmi nous Stéphanie et que la belle, comme vous le savez ( si vous lisez cette rubrique ), débute au guidon de sa 500 CB. Nous flânons donc d'abord dans la forêt puis sur les rives du lac avant de stationner les motos sur le pont au centre du village de Moustiers. Là, nous retrouvons Thierry ( ou Coyotte, ou encore Titi, c'est comme on veut ) en compagnie d'un de ses pôtes José. Nous nous engouffrons dans le seul snack à l'horizon et dévalisons rapidement le stock de paninis du patron qui n'en demandait pas tant. Ensuite c'est l'étude du trajet retour, après une rapide réflexion nous choisissons la rive droite des gorges jusqu'à Castellane et la route Napoléon jusqu'à Grasse. Stéphanie la pauvre est terrassée par une méchante migraine, Jean Marc la raccompagne donc à la maison par un itinéraire plus direct. La luminosité est exceptionnelle aujourd'hui et c'est un régal pour les yeux de voir le Verdon du haut de la D 952. Après le point sublime la route passe à l'ombre des falaises et l'humidité ajoutée à la fraicheur rend la route glissante, méfiance donc. A Castellane il y a un peu de neige sur les trottoirs et quelques promeneurs profitent encore des derniers rayons du soleil. Direction Grasse par la N 85 la fameuse route Napoléon. Cette route est tout simplement fantastique, un revêtement impeccable, des courbes en veux tu en voila, un panorama grandiose, que du bonheur vous dis je. Bon, faut quand même faire gaffe à l'humidité qui pourrait bien nous faire regretter notre enthousiasme. Vous connaissez l'adage du Joe Bar team " si tu freines trop tôt, t'es un lâche et si tu freines trop tard, t'es un con ". Je choisis la deuxième option, quitte à ce que ma fierté en prenne un coup, je préfère assurer et finir la sortie sur mes deux roues. Le regroupement s'opère à St Vallier, l'occasion pour nos fumeurs invétérés d'en griller une et de recueillir les impressions de Valérie qui elle aussi débute ( bien qu'on ne le dirait pas tellement elle parait à l'aise, et en plus avec un passager ). " J'ai mal au cul ", dit elle, et oui, c'est aussi ça les joies de la moto ! C'est le moment pour Coyotte et José de nous quitter, José habite Pierrefeu dans l'arrière pays Niçois. Nous terminons la journée par la D 562 qui conduit à draguignan, je roule en tête avec Stéphane qui est resté plutôt tranquille aujourd'hui si l'on excepte bien sur quelques roues arrières en sorties de virages. Au lieu dit " les quatres chemins " nous tournons à gauche en direction du Muy et la D 25, c'est Gribouille qui passe en tête, nommée pour l'occasion chef de patrouille. Elle s'aperçoit bien vite que mener un groupe n'est pas chose facile, surtout quand le groupe a décidé de n'en faire qu'à sa tête.

305 kms au compteur et le sourire sur les visages des copains m'indiquent que cette journée restera dans les mémoires.

antoine.