Alors que la crise financière et économique est dans tous les esprits et s'affiche chaque jour un peu plus sur les médias, le soleil brille sur la côte en ce 22 février 2009. Nous décidons donc d'oublier les mauvaises nouvelles ambiantes pour nous évader l'instant d'une journée sur les routes de l'Estérel.
Nous ne sommes pas nombreux pour la première sortie de l'année 2009, Alex, Sylvie, Nicole, Marc et Claude m'accompagnent en direction de Fréjus. Il y a peu de traffic pour l'instant, mais les choses changent radicalement après Fréjus. Les vélos omniprésents disputent la route aux motos, sans compter les voitures et quelques bus qui se rendent à la fête du mimosa à Mandelieu. La luminosité est exeptionnelle, la mer d'un bleu soutenu devient turquoise près des côtes, la vue est magnifique. Aux environs du Trayas on nous fait signe de ralentir, un attroupement de motards s'affaire autour d'un blessé qui semble avoir raté un virage, impossible de juger de la gravité de l'accident mais ça n'a pas l'air bon. Nous flanons tranquillement jusqu'à mandelieu ou nous déjeunons à la cafetéria du Géant Casino. Le parking est rempli de bus qui transportent une horde de retraités qui se rendent à la fête, ce qui fait dire à Claude, je cite :"ça sent la pisse!". C'est dit un peu cruement mais en même temps c'est la dure réalité, fait pas bon vieillir !
Nous repartons sur la route du Tanneron. Après le bleu méditérrannée c'est maintenant le jaune du mimosa qui nous rempli les yeux. Que notre région est belle, en plus d'avoir des routes spéciales motos nous avons un décors de carte postale. Par endroit la chaussée est humide mais rien de bien méchant, ce n'est pas au rythme ou nous allons que l'arrière va décrocher. Après une pause café au village du Tanneron nous engageons la descente sur le lac de St Cassien. Dix minutes de pause pour laisser passer les coureurs du tour cycliste du haut Var et c'est reparti pour Draguignan. Après le rond point de Callian la circulation devient très fluide et j'accélère un peu le rythme pour profiter des enchainements d'autant que le bitume est d'excellente qualité ici. Alex m'emboite la roue quand un motard de passage nous rejoint et décide de nous suivre, l'allure semblant lui convenir. Je ne suis pas très à l'aise, j'ai très peu roulé cet hivers en raison des conditions météo particulièrement mauvaises, et puis j'ai toujours une passagère, seul à bord je ne reconnais plus ma moto. Elle est plus vive, bouge plus sur les bosses, il me faut un temps d'adaptation. Les dix kilomètres qui nous restent ne seront pas suffisants pour que je trouve mes marques, qu'importe, cette sortie fut pour moi une bouffée d'oxygène.
Il est 16h quand nous rentrons à la maison.
Cette courte balade en appelle d'autres, et les beaux jours approchants les occasions ne devraient pas manquer.
Rendez-vous avec Alex dimanche prochain pour celles et ceux qui souhaitent voir la fête du citron à Menton, la célèbre cité gérontologique.
antoine.
