Moto Club Maximois
Sortie dans le Vaucluse


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Beau temps , mais venteux  ( venteux …   Ventoux …  ) . Thierry  , Marc et moi sommes rejoints par les Maximois à 13h30 tapantes à Vidauban . Nous accrochons les wagons et partons par Brignoles , Saint- Maximin , Pourrières . La route après Pourrières ne nous est pas inconnue , avec ses petits virelets sympas . Nous faisons une petite pause bisous et pipi autour du Massif de la  Ste Victoire . Tout se présente bien : le temps , oh combien important … , la température , bref , un super début de week-end . Danny et Isa doivent nous rejoindre , mais on ignore où .

C’est à Manosque que nous nous arrêtons pour le plein d’essence  et oh surprise , Danny et Isa sont déjà là . On ne saura jamais comment ils sont arrivés avant nous alors qu’ils étaient partis après nous …

Nous reprenons la route pour St Michel de l’Observatoire , où c’est l’arrêt bien mérité à la terrasse du café de la place . Nous nous mettons au soleil car le soir avance et à l’ombre , ce n’est pas trop ça .

En repartant , personne ne pense à se couvrir davantage . Moi je pense quand même à mettre mon écharpe mais tout le monde reprend la route en tenue légère . Nous sommes à une trentaine (ou plus ? ) de km de Séderon , notre étape finale et à peine les premiers km franchis , nous commençons à nous geler grave , à cause d’un vent glacial qui nous perce ! Vous pensez que quelqu’un aurait eu la brillante idée de dire ‘ Stop !!!  On s’arrête et on double les protections ! ‘ ? Que nenni , personne n’a moufté , tout le monde s’est gelé et nous sommes arrivés à Séderon gelés , tremblants et frustrés car après tout , nous étions tous à 20 cm de nos Kways et autres polaires !

Bref , la vue de l’hôtel et de ses petits apparts individuels nous rechauffe le cœur et dès que nous entrons dans nos chambres , nous sommes accueillis par une douce chaleur . Il y en a même qui ont mis le chauffage à fond  ( Thierry et Roro , pour ne citer qu’eux … ) . Nous nous retrouvons à 19h30 dans le restaurant pour l’apéro  et  nous aurons droit à un repas de demi-pension excellent . Bon plan , Antoine !. L’ambiance est super , Jean-Luc en bout de table nous  fait marrer avec ses échanges déjantés avec les deux Marc .

Nous sommes allés nous coucher pas trop tard , car il fallait se lever pour le petit-déj’ à 8h30 .

Le lendemain . Le retour .

Tout d’abord , nous avons tous eu très chaud cette nuit . Les chauffages ont marché à fond et il a fallu les arrêter sous peine de mourir de chaud . Certains ont bien dormi , certains non, au point d’arriver trèèèès tard au petit-dej’ . Je ne dénoncerai personne ! Après un petit-déj’ super , nous penons nos paniers pique-nique et nous nous préparons pour la virée au Mont Ventoux . Tout le monde se couvre correctement : KWays , pantalons , polaires , cagoules , gants de soie , etc … car Antoine nous laisse entendre que le vent et le froid , là-haut , c’est pas imaginable . En effet, je n’avais pas imaginé …

Tout se passe bien , nous passons Montbrun , Sault et nous arrivons au Chalet Reynard , d’où on peut voir ce fameux Ventoux : impressionnant ! désertique et  HAUT  ( 1909 mètres ) . C’est à partir du Chalet Reynard que j’ai commencé à comprendre le  pourquoi de ‘ Ventoux ‘ . Au fur et à mesure qu’on approchait du sommet , il faisait de plus en plus froid et le vent soufflait de plus en plus fort .Des cyclistes luttaient contre le vent et la plupart marchaient à côté de leur bécane . Marc et J-Luc sont partis les premiers pour s’éclater un peu dans les virages . Antoine était suivi de Gérard et Paméla et moi j’étais en 3ème position . Dans les derniers virages , je mettais déjà les 2 pieds par terre pour ne pas me faire renverser . La trouille , les amis !!

J’arrive péniblement à franchir le dernier virage en luttant contre les rafales , mais une fois franchi , une rafale me déporte à droite , je veux m’arrêter et à peine ai-je mis les pieds par terre qu’un rafale me couche littéralement à terre : la moto tombe et moi avec . Pas de bobo .  Thierry et Isa arrivent pour essayer de redresser la moto , mais à trois nous avions beaucoup de peine à la tenir droite à cause de ce p… de vent qui s’acharnait contre nous .Quelques secondes plus tard , c’est David qui tombe , à l’arrêt , en plein dans le même virage . A partir de ce moment-là , on se serait crus dans un film catastrophe . L’ennemi : le vent .

Les gentils : ces pauvres motards qui essayaient de redescendre les motos de Thierry , Antoine , David et Danny à 6 plus le pilote ! Nous les filles , nous avons dû nous accrocher les une aux autres pour franchir un seul virage (toujours ce dernier avant la vigie )  . Contre des rafales à 120k/h , il n’y a pas grand-chose à faire ! . Pendant que les hommes redescendaient en essayant de ne plus tomber , Isa , Jacqueline , Alice et moi-même avons entamé la descente à pied , en tâchant de ne pas nous faire renverser ou déporter sur les voitures qui montaient .

Thierry a même dû aider Isa et Jacqueline à franchir un virage méchant car elles étaient totalement bloquées par les rafales . Comme il avait descendu ma moto deux virages en dessous  , il a dû remonter chercher la sienne 500 mètres plus haut . Bref , quelle aventure ! J’ai compris ce que doivent subir les gens lors d’un cyclone ou une tempête , ou n’importe quel phénomène météo impliquant le mot ‘ vent ‘ .  

Après cet épisode chaotique , nous reprenons des routes normales sans grand vent … pour passer par les Gorges de la Nesque , un très bel endroit qui mériterait de se visiter à pied ou à vélo . Nous arrivons à Monieux , où nous mangeons de bon appétit nos sandwiches tout en parlant , évidemment , de notre aventure ‘ la-haut ‘ , à 1909 mètres .

Nous prenons le café à Sault , où il y avait quand même pas mal de vent  . Encore ??? . Après avoir fait le plein d’essence , nous continuons sur Manosque , et nous arrêtons à Vinon sur Verdon pour enlever toutes nos couches de polaires et autres KWays car on commençait à avoir sérieusement chaud . Le retour s’est effectué sans encombres par Brignoles  .La route habituelle .

Nous ne sommes pas prêts d’oublier ce week-end mémorable . J’ai un gros bleu sur la jambe gauche qui m’y fera penser pendant quelques jours …

Salut les amis                 

Roro



Dans Ventoux il y a vent, et ce dimanche 16 mai 2010 nous avons compris pourquoi.
La matinée avait pourtant bien commencée au départ de Séderon petite bourgade de la Drôme provençal.
Le gîte et le couvert proposé par "le Serpolet" font partis des meilleurs que nous ayions eu l'occasion de pratiquer, le soleil est présent et nous sommes tous contents de nous élancer à l'ascension du mythique mont Ventoux ou mont chauve ou encore du géant de provence c'est comme vous voulez.
Il fait frais, 14° à mon compteur, et le mistral souffle au alentour des 50 km/h en rafales sur la route qui nous mène à Aurel, puis Sault avant d'attaquer la montée par la D 974. Cette départementale au revêtement inégal serpente entre les Cyprès et les pins pour nous conduire à 6 kilomètres du sommet au lieu dit "le Chalet Reynard". C'est ici que la route est fermée par une barrière pendant la période hivernale. Aujourd'hui elle est ouverte aucun panneau d'avertissement n'est en vue et quelques cyclistes courageux entreprennent l'ascension. Pas plus méfiants que ça nous leur emboitons le pas. Les 5 premiers kilomètres se passent sans encombre même si les rafales de vents se font nettement plus présentes. C'est à partir du dernier kilomètre que brusquement leur intensité augmente, mais quand je dis augmente ce n'est pas simplement un mot, j'ai l'impression que ça souffle à plus de 100km/h par la droite. Là ça devient chaud très chaud même, et pourtant la température baisse brutalement à zéro degré, le flocon de neige clignote au compteur de la BM pour m'avertir que ça sent la gamelle . L'avant dernier virage passé en serrant fortement les fesses nous attaquons la dernière épingle sur la droite pour accéder au parking. Là c'est carrément l'enfer, difficile de dire à combien sa souffle, au jugé je dirais environ 120 et toujours par rafales. Par miracle je passe ainsi que quelques autres. Malheureusement Rolande et David n'auront pas la même chance, ils seront désarçonnés par une bourrasque et finiront par terre. Poignées de frein pour Roro, carénage et poignées de frein pour David. Il peste et on le comprend, sa moto est presque neuve, ça fait toujours mal au coeur quand ça arrive. Maintenant il faut relever les motos et les redescendre un peu à l'abris sous le rocher. Nous nous y mettrons à 5 pour effectuer l'opération et ce pour chaque motos. Seul Marc et jean Luc oseront la cascade en y allant sans aide, et ça passera, je n'arrive toujours pas à y croire. On ne tient presque pas debout dans l'épingle et il y a une plaque de verglas en prime, l'enfer je vous dit.
Ensuite les filles descendront à pied jusqu'après l'avant dernier virage pour ne pas prendre le risque de les entraîner dans notre chute au cas ou, et le risque est grand. J'enfourche les 300kg de ma GT et je me lance, je n'en mène pas large, le vent s'appuie sur le carénage ce qui n'arrange rien, inutile de vous dire que si elle m'échappe je ne la rattraperai pas, finalement je rejoins les copains au Chalet Reynard sur mes deux roues, c'est un miracle.
A tous les motards qui lisent ce compte rendu, si le vent souffle en plaine, mène modérément ne montez pas au Ventoux c'est une énorme connerie. Carton rouge à la DDE qui aurait pu au moins placer un panneau indiquant "vent dangereux au sommet", nul doute que nous aurions réfléchi à deux fois avant de nous élancer. Je ne vous parle pas des cyclistes frigorifiés assient sur le bord de la route incapable de relever leur vélo. Eux aussi auront une histoire à raconter le soir au coin du feu (comment ils ont taché le fond de leur cuissard un dimanche de mai de l'an 2010).
Finalement plus d'émotions que de mal, nous sommes tous entiers et nous repartons pour les gorges de la Nesque par la D 942. Le plaisir de conduite est maximum sur cette petite route, enchainement de virages sur une chaussée de bonne facture avec le décors en prime. Nous nous remettrons de nos émotions à l'occasion du pique-nique au plan d'eau de Monieux.
Ce weekend nous avons parcouru 550 km de route souvent techniques mais vraiment réjouissantes. Les paysages du Vaucluse m'ont encore une fois émerveillé. Je remercie tous les copains présents pour la bonne ambiance et leur gentillesse. J'ai aussi une pensée pour notre jolie secrétaire qui n'a pas pu se joindre à nous pour des raisons de santé.

antoine