Week-end à Aiguilles (2&3 juillet 2011)
SAMEDI :
R.d.v au Café de France à sainte Maxime : 9h30, nous prenons le départ avec Magalie et Michel, Marc Benedetto, David et Jacqueline…COooooooooooouuuuuuuuuuAC !!! Euphoriques mais peu futés, nous laissons sur place notre guide, Alex (avec Marie-Do sa moitié pour la vie ) perdu dans les embarras de la ville !
Malgré plusieurs appels et arrêts…Silence radio !
Notre groupe poursuit vers Lorgues – Aups – Quinson, tandis qu’Alex file vers Moustiers et ses porcelaines réputées !
Nous avons beau ralentir le rythme, rallonger la route à plaisir par les entrelacs d’Esparron & Riez, nous arrivons à Puimoisson à 12h10 où nous pique-niquons comme des clampins sur la place du village (avec tous ces beaux champs de lavandes qui auraient reçu nos popotins avec joie, c’est y pô bête !).
Finalement vers 13h30 Alex et Marie-Do nous rejoignent suivis de près par Antoine et Alice, Ludovic ; enfin les équipages sont au complet.
Quelques plaisanteries plus tard, nous quittons Puimoisson pour sillonner les départementales de cette Haute Provence si riche en couleurs et parfums : lavande en fleurs, blés dorés, fenaison… Jusqu’à Digne.
Nous bifurquons vers la Javie pour grimper le col du Labouret jusqu’au Sauze du Lac : Paysage splendide sur le lac de Serre-Ponçon, les Alpes. L’arrêt ici coule de source, pour se repaître d’images indélébiles ou se dégourdir les arpions.
Nous redescendons vers Embrun, non sans avoir admiré les Demoiselles coiffées, aiguilles de roches chapeautées d’un rocher plat à leur sommet, c’est surprenant !
Puis nous continuons vers MontDauphin, Guillestre et la vallée du Guil. Elle longe la Combe du Queyras. La fonte des neiges alimente abondamment nos torrents ; ils font le bonheur des amateurs de kayak, des pêcheurs…et de nos pupilles en constante recherche d’images à engranger.
Nous passons devant Château-Queyras pour parvenir à Aiguilles, village très calme et dépaysant pour les littoraux que nous sommes : chalets, sapinaies, air frais, nos chambres donnent toutes sur la montagne. Une bonne douche, une petite visite du village et voici la tablée réunie dans une bonne ambiance.
DIMANCHE :
8 heures ; la troupe est au complet devant un petit déjeuner copieux et fin prêt pour une nouvelle journée bien remplie.
Direction Saint Véran, plus haut village d’Europe, il culmine à 2042 m, sa devise « Saint Véran, plus haute commune où l’on mange le pain de Dieu ». La visite permet encore une fois d’admirer la beauté de nos Alpes, de redécouvrir un art de vivre ancestral simple et efficace, de remplir nos poumons d’air pur, dans la jovialité du groupe.
Requinqués, nous rebroussons chemin, à l’assaut du col de Vars, autre merveille verte où courent les marmottes. Ce col permet le passage vers la vallée de l’Ubaye où nous posons pied à terre pour acheter le pique-nique à Barcelonnette.
Nous reprenons la route vers le col de la Cayolle, par les gorges de Paluel (ou Bachelard). La route étroite et encombrée de chutes de pierres laisse peu de loisirs aux pilotes, la prudence est de mise.
L’hiver nous ayant gratifié de pluies abondantes, le torrent gronde et les cascades dégringolent des fissures en grand nombre. Nous pique-niquons sur les pentes parsemées de fleurs et les hautes prairies, bercés par le son du torrent roulant les cailloux.
Au sommet, nous redescendons vers Estenc où le Var prend sa source. Cette rivière a la particularité de ne pas traverser le département auquel il donne son nom, nous sommes dans les alpes Maritimes.
Après une pause café, nous longeons la vallée du Var jusqu’à Saint Martin d’Entreaunes pour grimper le Col des Champs, trop peu connu et quel dommage !
Tour à tour la route est belle, monte très vite au moyen d’épingles très fermées, traverse de belles forêts, puis on reçoit d’un coup, la beauté massive de plusieurs montagnes, pelées, dont les éboulis descendent jusqu’au chemin ; les plaques de neige irriguent les prairies fleuries, les marmottes jouent, les vaches paissent et viennent à votre rencontre. Pour rejoindre l’autre versant qui mène à Colmars, la route donne la préférence à la nature ; des gués ont été aménagés pour le passage de l’eau, le chemin est étroit, puis on retrouve la forêt et (enfin)…La civilisation…
Nous filons vers notre jardin : Saint André des Alpes – Le barrage de Castillon et son eau turquoise, Castellane où nous relatons le bonheur de ce week-end.
Après un au revoir et les recommandations de prudence, nous rentrons par les gorges du Verdon – Comps – Montferrat et le groupe se quitte à l’embranchement du Muy / Sainte Maxime.
Un très beau week-end à mettre à l’actif du club et le partage de 615 kilomètres d’amitié.
A+ et vivement la prochaine sortie !
Jacqueline