Moto Club Maximois
Sortie à Anduze


Pour ce premier weekend de l'année nous avons choisi de nous rendre dans les Cévènnes, à St Hippolyte du Fort pour être précis.
Nous sommes le vendredi 25 mars il est 9h quand nous quittons Ste Maxime en compagnie d'Alex et Marie-Do ainsi que de Anne et Marc. Nous rentrons sur l'autoroute après St Maximin après avoir suivi la N7, nous en ressortons à St Martin de Crau pour continuer jusqu'à Arles par la N113. En remontant sur Baucaire je scrute le bord de route à la recherche d'un coin pique-nique, sans succès. Je décide de rentrer en ville, on trouve souvent de charmantes petites places avec des bancs dans les villes de provence, sauf qu'en ce moment le centre est en travaux. De plus je me demande si nous sommes vraiment en provence, les autochtones sont disont typés, djellaba, babouches et tchador de rigueur, aucune âme ne se promène avec un béret sur la tête, les scores éloquents du front national dans la région ne doivent rien au hasard, ils ne doivent pas vendre beaucoup de jambon dans le coin. Finalement nous trouvons des bancs au bord du petit Rhône ou sont alignés les bateaux, certains ressembles plutôt à des rafiots, ça ne donne pas envie de prendre la mer. Ça me rappel un dicton Breton : "tempête en mer, t'en chies au port".
La visite de l'après midi sera consacrée au pont du Gard 20 kilomètres au nord. Cet ouvrage magnifique affiche fièrement ses 2000 ans d'existence, il servait à l'origine à acheminer l'eau d'Uzès à Nîmes, c'est le plus haut pont-aqueduc connu du monde Romain, près de 50 m de hauteur et 275 m de longueur.
Il est 18h quand nous posons nos valises à l'auberge "la Cigaloise". De l'avis général une des meilleurs adresse que nous avons eu l'occasion de fréquenter. Les chambres sont propres et confortables, les repas excellents, l'accueil chaleureux et le tarif à cette saison particulièrement attractif. Mention spécial pour les milles feuilles maisons, je n'en ai jamais mangé d'aussi bon.
Nous sommes rejoins par Patrick et Marie ainsi que Patricia et Jean Michel qui n'avaient pas pu se libérer le matin et faire la route avec nous.
Ce sont donc 5 motos qui démarrent le lendemain matin pour se rendre à la Bambouseraie d'Anduze. Ça me rappel un dicton qui dit :"Anduze, pays des buses", mais bien sur cela reste à vérifier.
Que dire de la Bambouseraie sinon que ce parc est magnifique, on y trouve évidement des Bambous en grand nombre, mais pas seulement. Il y a aussi des arbres gigantesques comme les séquoias, les ginkgo bilobas et encore d'autres tous plus majestueux les uns que les autres et dont j'ai oublié les noms. Un jardin Japonais appelé le Dragon certainement réalisé par des artistes tellement c'est beau. La promenade est un pure moment de détente et de contemplation.
L'après midi sera l'objet d'un circuit dans le croissant Cévennole.
D'abord la corniche des Cévennes, des virages suivis de courbes eux mêmes suivis de virages le tout sur un asphalte de premier ordre entouré d'un paysage grandiose. Ensuite le Mont Aigoual, un sommet local situé à 1500m d'altitude ou météo France a installé un observatoire malheureusement fermé aux visiteurs en ce moment. D'ordinaire quand le vent ne souffle pas violemment le site est le plus souvent dans le brouillard, c'est une chance de le voir par beau temps.
La descente sur le Vigan se fait par une route sympa mais son revêtement dégradé nuit au confort de nos passagères je ne vous parle même pas de Julie (mon chien) enfermée dans la sacoche de réservoir et pour qui j'éprouve beaucoup de compassion dans ces moments là.
Après une courte pause boisson à le Vigan la journée s'achève par la visite du cirque de Navacelles. Le dernier tronçon nous ramène à Saint Hippolyte du Fort par la D113 une petite route étroite et sinueuse très mal goudronnée ou une femme au volant d'une BMW manquera de m'envoyer dans le ravin, il s'en est fallu d'un cheveu. Je reconnais volontiers que je ne tenais pas bien ma droite en raison du mauvais revêtement, de son côté elle avait le pied lourd sur l'accélérateur et voilà comment on peut finir une journée magique en eau de boudin.
Toutes les bonnes choses ont une fin et c'est au pied du mur qu'on voit le mieux le mur (encore un dicton rigolo). C'est l'heure de rentrer et ce sera sous la pluie ce dimanche 27 mars. D'abord modérée elle se fera plus forte après Aix en Provence. Alex propose de ne pas s'arrêter déjeuner dans un restaurant, pas facile de rentrer tout mouillé de se déshabiller de pendre ses vêtements de pluie et de se rhabiller ensuite avec les mêmes vêtements trempés. Proposition accepté à l'unanimité, nous grimpons sur la Garde Freinet et basculons ensuite sur Grimaud. Je roule sur des oeufs, pas confiance en voyant les auréoles bleu-orangées se dessiner sur le sol. Ce serait vraiment ballot de se mettre par terre si près de la maison.
Il ne restera plus qu'à nettoyer nos montures et a ranger ces souvenirs précieusement en sécurité dans un coin de nos cerveaux.
Un grand merci à tous mes coéquipiers pour leur participation et leur gentillesse.
Et pour finir je ne résiste pas au plaisir d'un dernier dicton :" l'âge ne compte pas à moins d'être un fromage".

antoine.