Compte rendu de la sortie à Saint Véran en mai
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Le rassemblement pour le départ des sorties dominicales à lieu sauf indication contraire devant le café l'Escapade en face la gare du petit train des pignes
 


Ce devait être un week end de rêve, et même s'il commença bien avec une journée de samedi pleinement réussie, le dimanche débuta bien mal par la chute de notre ami Christian. Une chute à 15 km/h mais aux conséquences catastrophiques, environ 10 fractures du pieds et de la jambe.
Comment peut on se faire autant de mal en roulant à 15 km/h ???
La faute à pas de chance ! Au départ comme vous vous en doutez la moto était froide, ( les nuits sont fraîches à 2000 m ) le moteur de l'aprilia a calé provoquant le blocage de la roue arrière surprenant Christian en plein virage, le pauvre s'est fait éjecter de sa monture en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Et pour finir la moto lui est retombée sur la jambe qui éclata sous le choc malgré l'équipement tout cuir du pilote.

     Une vingtaine de minutes plus tard les pompiers du coin arrivèrent pour les premiers soins et il fallu encore attendre une longue demi heure pour voir arriver l'ambulance, comme vous l'imaginez il a trouvé le temps bien long Christian.
Pourtant il n'y a rien à reprocher à personne, St Véran est un village au bout du monde à 2000 m d'altitude, ce qui le rend si beau et si pittoresque n'en facilite pas son accès. L'organisateur du rassemblement, Pierre Vedel, nous a assisté du mieux qu'il a pu et nous l'en remercions chaleureusement. Que dire de plus ? Sinon que nous étions tous consternés.
Amis motards, profitez bien de votre passion, mais gardez bien à l'esprit qu'on peut se faire très mal en moto, même sans faire de folie.

     Pourtant comme je le disais au début de ce compte rendu tout avait bien commencé dès le samedi matin lorsque nous enfourchions nos montures pour nous diriger vers la Foux d'Allos ou justement Christian et Gyslaine sont propriétaire d'un appartement dont ils nous ont gentiment ouvert les portes pour le pique-nique du midi. C'est vers 14h que repartîmes sur Barcelonnette par le col d'Allos. Le paysage magnifique n'empèche pas de se concentrer sur la route qui mériterait bien quelques travaux d'entretien, c'est vrai aussi que les hivers sont rudes dans le coin ce qui n'est pas fait pour arranger les routes. La montée sur le col de Vars en revanche est agréable la chaussée ayant était refaite au printemps 2004. Nous stoppons pour nous rafraîchir devant un verre sur la terrasse du relais Napoléon un peu avant la station des Claux. La remontée de la vallée du Gil se fera sans encombre et c'est à Ville Vieille que nous bifurquons sur la droite en direction de St Véran. Nous stationnons les motos sur le parking de l'hotel " Beauregard ", il est 16h30. Pierre et son équipe nous attendent avec le sourire et nous briffent sur l'organisation de la soirée.

     En attendant nous avons le temps de visiter le village et ses chalets d'estivage aussi inhabituels qu'originaux. Le site est fabuleux, la neige recouvre encore les sommets environnant et le ciel dégagé autorise une grande luminosité malgré l'encaissement du village. Le repas est organisé sous une tente géante juste en face de notre hôtel, bien pratique pour aller chercher un pull-over car nous ne sommes pas habitués aux températures de la montagne nous autres gens de la côte. Les serveurs apportent d'énormes plat de tartiflette avec du jambon de pays, de quoi caler son homme. Ensuite les gagnants d'un questionnaire participe à un deuxième questionnaire pour le gain d'un blouson "Joe Bar Team " ainsi que d'autres cadeaux. L'idée est bonne, elle permet aux joueurs et aussi au public de passer un bon moment en se remémorant l'histoire des courses et de la moto. Seulement là, les questions sont quand même sacrémment capilotractées ( tirées par les cheveux ), et le froid aidant la soirée commence à devenir un peu longue. Bon c'est pas bien grave, c'est jamais facile d'organiser un rassemblement, nous en savons quelque chose, et la bonne humeur ambiante rattrape bien les choses.

     Il est midi quand nous arrivons en compagnie de Gyslaine à l'hopital de Briançon. Le reste du groupe est rentré sur Ste Maxime par la route de Gap, il était inutile de nous rendre tous au chevet de Christian, à par attendre dans les couloirs cela n'aurait servi à rien. C'est là que nous découvrirons ses radios en forme de puzzle, vraiment pas de quoi se réjouir.
      Nous reprendrons la route tous les trois à 14h30. A l'inverse des copains j'ai choisi la route du col du Labouret et de Digne qui me paraît plus agréable et aussi moins chaude, c'est qu'il fait vraiment lourd aujourd'hui. Comme d'habitude je roule en tête avec Gygy dans ma roue et je dois avouer qu'elle m'impressionne Gygy, elle qui n'a pas piloté depuis un an roule comme une pro, pas un seul virage élargi et pourtant il n'en manque pas des virages sur ce trajet, elle paraît étonnante de facilité au guidon de sa 535. A part Julie qui a vomi son quatre heure dans la sacoche de réservoir nous arrivons plutôt frais à Ste Maxime à 20h.

     Il ne reste plus qu'à prendre régulièrement des nouvelles de notre amis et croiser les doigts pour que ses fractures se réparent au plus vite. On te souhaite tous bon courage Chacha, et à toi aussi Gygy !

Les copains.


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